Favicon dans Google : les redirections de l'accueil comptent

Le petit logo affiché à côté du nom de votre site dans Google s'appelle le favicon. Le 27 octobre 2026, Google a ajouté une précision à sa documentation : son robot doit pouvoir suivre toutes les redirections entre votre page d'accueil et la page qui déclare ce logo. Un détail technique, mais qui explique bien des icônes grises.

Un homme souriant en chemise rose et casquette bleue, debout au milieu d'une boutique, devant des piles de tissus colorés et des étagères chargées d'objets

En bref

Le favicon est le petit logo que Google affiche à côté du nom d'un site dans ses résultats. Depuis le 27 octobre 2026, la documentation de Google précise que Googlebot doit pouvoir explorer la page d'accueil, suivre toutes les redirections jusqu'à la page qui déclare le favicon, et que le fichier de l'icône doit lui aussi être accessible. Aucune de ces adresses ne doit être bloquée, ni par le robots.txt ni autrement. Sinon, Google peut afficher une icône par défaut à la place de votre logo.

Quand quelqu’un cherche votre entreprise sur Google, votre site apparaît avec son nom, son adresse et, juste à côté, un petit logo. Ce logo s’appelle le favicon. C’est la plus petite surface de votre marque dans les résultats, mais c’est souvent la première que le client repère au milieu des autres.

Il arrive pourtant qu’à la place, Google affiche une icône grise passe-partout. Le 27 octobre 2026, Google a précisé une règle de sa documentation qui explique une partie de ces ratés : les redirections.

Pour qui c'est important : toute entreprise dont le logo n'apparaît pas dans Google, ou qui vient de changer d'adresse de site, de passer en https ou de refaire son site. Il n'y a pas de sanction en jeu, seulement un logo qui manque ou qui revient.

Ce que Google a changé le 27 octobre

La page de Google consacrée au favicon dans les résultats de recherche a été mise à jour le 27 octobre 2026 (Google Search Central, « Define a favicon to show in search results »). Un seul point a bougé. Avant, la règle disait en substance que Googlebot devait pouvoir explorer la page d’accueil, et que Googlebot-Image (le robot des images) devait pouvoir lire le fichier de l’icône.

La nouvelle version ajoute une étape au milieu : Googlebot doit pouvoir explorer la page d’accueil, suivre toutes les redirections depuis cette page jusqu’à celle où le favicon est déclaré, et Googlebot-Image doit pouvoir lire le fichier. Aucune de ces adresses ne doit être bloquée, que ce soit par le fichier robots.txt « ou par d’autres moyens » (Google Search Central, 27 octobre 2026).

Search Engine Roundtable, qui a repéré le changement le jour même, le décrit comme une clarification plutôt qu’une nouvelle exigence. John Mueller, de Google, a expliqué sur LinkedIn que la page avait été réécrite parce que les outils d’IA qui tentaient de diagnostiquer un favicon manquant ne comprenaient pas bien comment s’y prendre (Search Engine Roundtable, Barry Schwartz, 27 octobre 2026). Le site allemand Dr. Web relève que la modification ne figure pas dans le journal des mises à jour de la documentation, et que la version allemande de la page n’avait pas encore été mise à jour le 28 octobre (Dr. Web, 28 octobre 2026). Pour suivre la règle à jour, lisez donc la version anglaise.

La chaîne que Google doit pouvoir parcourir

Pour afficher votre logo, Google suit quatre étapes. Si une seule casse, il peut se rabattre sur l’icône par défaut.

Étape Ce que fait Google Ce qui peut bloquer
1. La page d’accueil Googlebot lit l’accueil de votre site, par exemple exemple.fr Une page de maintenance oubliée, un pare-feu trop strict
2. Les redirections Il suit chaque renvoi : de http vers https, de exemple.fr vers www.exemple.fr, vers une page de langue /fr/ Une redirection en boucle, une étape bloquée dans le robots.txt
3. La page qui déclare l’icône Il lit la balise qui indique l’adresse du favicon, dans le code de la page Une balise absente, ou ajoutée par une extension désactivée
4. Le fichier de l’icône Googlebot-Image télécharge l’image Un dossier d’images interdit aux robots, un fichier supprimé

Le fichier de l’icône n’a pas besoin d’être sur votre propre serveur : Google accepte qu’il soit hébergé ailleurs, par exemple sur un service de diffusion de contenus. Ce qui compte, c’est qu’il soit accessible.

Les cas qu’on rencontre le plus sur les sites de PME

Une chaîne de redirections, c’est banal. Un site qui passe en https renvoie l’ancienne adresse vers la nouvelle. Un site qui a choisi la version avec www renvoie celle sans www. C’est ce qu’il faut faire, et ce n’est pas un problème en soi. Le problème vient d’une étape que Google ne peut pas franchir :

  • La page de maintenance restée active. Après une refonte, certaines extensions de maintenance continuent de renvoyer les visiteurs, et donc les robots, vers une page d’attente.
  • Le blocage de robots trop large. Une règle du robots.txt qui interdit un dossier d’images, ou un service anti-robots réglé trop fort, peut couper Googlebot sans que personne ne s’en aperçoive. Nous en parlions dans notre article sur le blocage des robots IA sans bloquer Google.
  • La redirection vers une page de langue. Un site bilingue qui envoie automatiquement vers /fr/ ou /en/ ajoute une étape de plus, qui doit rester ouverte.
  • L’icône jamais déclarée. Dr. Web rappelle que WordPress n’écrit la balise du favicon que si une icône de site a été choisie dans l’administration, et qu’à défaut, une demande du fichier /favicon.ico peut aboutir au logo de WordPress lui-même (Dr. Web, 28 octobre 2026).

Pour un commerce de quartier, comme un fleuriste, ce petit logo fait partie de ce qui distingue sa ligne de celle de l’annuaire ou de la plateforme d’à côté. Le perdre après une refonte, c’est un peu comme décrocher l’enseigne.

À garder en tête : Google précise qu'un favicon n'est jamais garanti, même quand toutes les règles sont respectées. Il refuse aussi toute icône qu'il juge inappropriée. Si votre logo ne s'affiche pas, vérifiez la chaîne, mais ne cherchez pas une sanction là où il n'y en a pas.

Les autres règles à respecter

La précision du 27 octobre s’ajoute aux règles déjà en place sur la même page (Google Search Central, 27 octobre 2026) :

  • Une icône carrée, d’au moins 8 pixels de côté. Google recommande plus de 48 pixels pour qu’elle reste nette sur tous les écrans.
  • Un format accepté : BMP, GIF, ICO, PNG, JPEG, PPM ou TIFF.
  • Une adresse stable : ne changez pas l’adresse du fichier à chaque retouche du logo.
  • Une icône par site, le site étant défini par son nom d’hôte. Un sous-domaine peut avoir la sienne, un sous-dossier partage celle de l’accueil.
  • Une icône qui représente votre marque, déclarée dans le code de la page d’accueil.

Comment vérifier votre site en dix minutes

  1. Tapez l’adresse de votre site sans https ni www dans un navigateur, et notez où vous arrivez. Chaque saut est une redirection que Google doit pouvoir suivre.
  2. Ouvrez votre fichier robots.txt (votre-site.fr/robots.txt) et vérifiez qu’aucune ligne n’interdit l’accueil, la page d’arrivée ou le dossier où se trouve l’icône.
  3. Dans la Search Console, passez votre page d’accueil dans l’outil d’inspection d’URL : il montre si Google peut l’explorer.
  4. Si vous corrigez quelque chose, demandez l’indexation de la page d’accueil depuis ce même outil. Google prévient que la prise en compte peut prendre de quelques jours à plusieurs semaines.

Le bon moment pour vérifier : juste après un passage en https, un changement d'adresse ou une refonte. C'est là que les redirections changent, et que les règles de blocage oubliées refont surface. Nous en parlions aussi à propos de l'avertissement de Chrome sur les sites en http.

En résumé

Le 27 octobre 2026, Google a précisé que, pour afficher votre favicon, son robot doit pouvoir lire votre page d’accueil, suivre chaque redirection jusqu’à la page qui déclare l’icône, puis charger le fichier. Rien ne doit être bloqué en route. Ce n’est pas une nouvelle sanction, mais une piste concrète quand votre logo a disparu des résultats.

Ce genre de détail se repère vite lors d’un audit, au même titre que les autres réglages qui gênent Google sans prévenir. Si c’est le site lui-même qu’il faut reprendre, la page création de site explique notre façon de faire : un site professionnel avec un vrai travail de référencement se situe entre 2 000 et 2 500 € HT, détaillés sur la page tarifs. Et pour les textes qui font venir des clients, c’est la page contenus.

Sources : Google Search Central, « Define a favicon to show in search results », page mise à jour le 27 octobre 2026 ; Search Engine Roundtable, Barry Schwartz, « Google Updates Favicon Documentation To Specify Googlebot Must Follow Redirects From Homepage To Favicon », 27 octobre 2026 ; Dr. Web, « Google: Ohne crawlbare Weiterleitung kein Favicon im Suchergebnis », 28 octobre 2026.

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