En bref
Début octobre 2026, Google a détaillé la section « Publicité et sollicitation » de son règlement sur les contenus interdits dans Maps et les fiches d'établissement. Pour un commerçant, la fiche ne doit pas contenir de contenu promotionnel avec une promotion limitée dans le temps, un prix ou un appel direct à l'action. Dans les posts, les offres restent permises, mais pas les adresses e-mail, les numéros de téléphone ni les liens vers des réseaux sociaux ou d'autres sites. Google n'a annoncé ni date d'application ni sanction : le bon réflexe est de relire sa fiche et de placer prix et promotions sur son propre site.
« Menu du midi à 14,90 €, réservez vite », « -20 % sur les colorations jusqu’à samedi », « appelez-nous au 06… » : beaucoup de commerçants écrivent ce genre de phrase directement dans leur fiche Google, parce que c’est l’endroit que leurs clients voient en premier. Début octobre 2026, Google a détaillé ce qui n’a rien à faire dans une fiche. Voici ce qui a changé, ce que l’on ne sait pas encore, et comment ranger chaque information au bon endroit.
Ce que Google a précisé
Google publie un règlement sur les « contenus interdits et soumis à des restrictions » dans Google Maps et les fiches d’établissement. Sa section « Publicité et sollicitation » a été étoffée : elle distingue désormais ce qui vaut pour les utilisateurs et ce qui vaut pour les marchands, c’est-à-dire les propriétaires de fiches. Le changement a été repéré par la consultante Hiroko Imai, qui a publié des captures avant et après, puis relayé par Search Engine Roundtable le 6 octobre 2026 et analysé par Relevant Audience le 8 octobre. Google n’a pas communiqué la date exacte de la modification.
Le principe posé par Google : les contributions à Google Maps doivent refléter des expériences réelles ou décrire l’identité permanente d’un établissement. La fiche dit qui vous êtes, pas ce que vous vendez cette semaine.
| Où | Ce que le règlement exclut pour un commerçant | Ce qui reste permis |
|---|---|---|
| Les informations de la fiche | Un contenu promotionnel ou commercial qui contient une promotion limitée dans le temps, un prix ou un appel direct à l’action | Une description factuelle de votre activité |
| Les posts | Les adresses e-mail, les numéros de téléphone, les liens vers des réseaux sociaux ou vers d’autres sites | Les offres et les actualités, même si elles ont un air promotionnel |
| Les avis des clients | Le contenu promotionnel, les coordonnées et les liens | Le récit d’une expérience réelle |
À retenir : la promotion n'est pas interdite, elle change de place. Dans un post, une offre est permise. Dans la description de la fiche, une offre datée ou un prix ne l'est pas.
Une règle qui existait déjà en partie
Pour la description, ce n’est pas tout à fait nouveau. Les consignes de Google sur la représentation d’un établissement demandaient déjà de ne pas « mettre l’accent sur des promotions spéciales, des prix et des offres de vente » dans la description, et n’y autorisaient aucun lien. Elles excluent aussi les slogans publicitaires et les numéros de téléphone du nom de l’établissement.
Ce qui change, c’est que la règle est désormais écrite noir sur blanc dans le règlement général des contenus interdits, avec une partie propre aux marchands et une liste précise pour les posts. Fin septembre, Search Engine Roundtable avait déjà signalé que Google se montrait plus strict sur les coordonnées non vérifiées dans les posts : la nouvelle rédaction va dans le même sens.
Ce que l’on ne sait pas encore
L’analyse de Relevant Audience relève plusieurs zones d’ombre :
- pas de date d’application ni de mode de contrôle annoncé ;
- pas de sanction précisée, et rien ne dit si les contenus existants seront retirés automatiquement ;
- pas de liste des champs concernés : le règlement parle de la fiche dans son ensemble, sans dire si la description, les services et les produits sont traités de la même façon ;
- pas de distinction claire entre un prix habituel et une remise.
Dans le doute, la lecture la plus prudente est de garder la fiche factuelle partout et de réserver les offres aux posts.
Ce que cela change pour une PME
Prenons trois cas courants :
- un restaurant qui a écrit son menu du midi et son prix dans la description de sa fiche : le menu a sa place dans un post, et la carte complète avec les prix sur le site ;
- un institut de beauté qui annonce « -20 % jusqu’à samedi, appelez vite » dans sa description : l’offre passe dans un post, sans numéro dans le texte, puisque le bouton d’appel de la fiche est là pour ça ;
- un garage automobile qui affiche « vidange à partir de 59 € » dans le nom ou la description : le nom reste le nom réel du garage, et le prix part sur la page des prestations du site.
Dans les trois cas, l’information ne disparaît pas. Elle déménage vers deux endroits : les posts pour ce qui est temporaire, le site pour ce qui est durable.
Relire sa fiche en dix minutes
- Le nom : le nom réel de l’établissement, celui de l’enseigne, sans slogan, sans ville ajoutée, sans numéro.
- La description : une présentation factuelle de ce que vous faites, depuis quand, pour qui. Retirez prix, remises datées, « appelez-nous », « réservez vite » et toute adresse de site.
- Les posts récents : gardez les offres et les actualités, retirez du texte les numéros, les e-mails et les liens vers vos réseaux sociaux.
- Les coordonnées : vérifiez que le téléphone, le site et, si vous l’utilisez, le lien de discussion sont renseignés dans leurs champs prévus. C’est par là que le client vous contacte.
- Le lien vers le site : il doit mener vers une page utile, pas seulement vers l’accueil, si vos prix ou vos offres sont ailleurs.
Le piège : recopier dans la fiche tout ce qui se trouve sur la vitrine du magasin. La vitrine peut afficher les prix et les soldes, la fiche non. Ce que la fiche ne peut pas dire, c'est au site de le dire.
Votre site reprend la main
C’est le vrai enseignement pour une PME : la fiche Google sert à vous trouver et à vous contacter, le site sert à convaincre. Les prix, le détail des prestations, les conditions d’une offre et les réponses aux questions des clients ont besoin d’une page qui vous appartient, que vous mettez à jour quand vous le voulez et que Google peut aussi lire. L’article sur l’affichage des prix sur son site détaille ce que la loi impose et ce que vous y gagnez.
Pour l’entretien de la fiche elle-même, le guide de la fiche Google pour une PME reprend l’essentiel, et l’article sur les quatre jours pour refuser une modification explique pourquoi la fiche et le site doivent dire la même chose.
Ce qu’il faut retenir
Google a écrit en clair ce qu’un commerçant ne doit pas mettre sur sa fiche : pas de promotion datée, de prix ni d’appel à l’action dans les informations de la fiche, pas de coordonnées ni de liens dans le texte des posts. Les offres restent permises dans les posts, et rien n’a été annoncé sur les sanctions. Relisez votre nom, votre description et vos derniers posts, puis donnez à vos prix et à vos offres une vraie place sur votre site. Un site professionnel avec des pages de prestations claires et une vraie stratégie de référencement se situe généralement entre 2 000 et 2 500 € HT selon le projet : le détail est sur la page tarification, la méthode d’écriture sur la page contenus, et un audit de référencement vérifie la cohérence entre votre fiche et votre site.
Sources
- Google, Aide Fiche d’établissement Google, « Contenus interdits et soumis à des restrictions », section « Publicité et sollicitation » : support.google.com/business/answer/7400114.
- Google, Aide Fiche d’établissement Google, « Consignes relatives à la représentation de votre établissement sur Google » : support.google.com/business/answer/3038177.
- Barry Schwartz, « Updated Google Maps Policy: What Merchants Can’t Post In Listings Or Posts », Search Engine Roundtable, 6 octobre 2026.
- Antonio Fernandez, « Google Business Profile Policy: No Promos in Listings », Relevant Audience, 8 octobre 2026.
